
Utilisé dès l'Antiquité, on ne peut assurer que le coq servit d'enseigne aux Gaulois, encore qu'il apparaisse sur certaines monnaies. Il deviendra cependant symbole de la Gaule et des Gaulois à la suite d'un jeu de mots facile; le terme latin gallus signifiant à la fois coq et Gaulois.
C'est que notre oiseau est l'exemple paradoxal d'un emblème qui n'a pas été vraiment choisi, mais imposé quelque peu par les ennemis du royaume, et qu'il a fallu ensuite « intégrer » à grand peine, en lui attribuant des atours plus flatteurs.
C'est que notre oiseau est l'exemple paradoxal d'un emblème qui n'a pas été vraiment choisi, mais imposé quelque peu par les ennemis du royaume, et qu'il a fallu ensuite « intégrer » à grand peine, en lui attribuant des atours plus flatteurs.
Il le fut à la suite de deux mouvements convergents : l'histoire nationale redécouvrait au Moyen-âge timidement les Gaulois tandis que les humanistes de la Renaissance ressuscitaient les philosophes de l'Antiquité.
En Italie comme en France la célébration du coq blanc, oiseau de Jupiter et de Mercure, refleurit. Trois rois de France successifs purent donc choisir cet emblème. L'Opus Davidicam, dédié vers 1495 à Charles VIII par le moine mendiant italien Jean de Legonissa, s'ouvre sur une page de garde où deux coqs blancs soutiennent l'écu de France et foulent aux pieds un serpent et un renard.
C'est progressivement que la figure du coq est devenue la représentation symbolique du peuple français la mieux partagée. Au Moyen Age, le coq gaulois est largement utilisé comme symbole religieux, signe d'espoir et de foi. C'est à la Renaissance que le coq commence à être rattaché à l'idée de Nation française qui émerge peu à peu. Sous le règne des Valois et des Bourbons, l'effigie des Rois est souvent accompagnée de cet animal censé représenter la France dans les gravures, sur les monnaies. Même s'il reste un emblème mineur, le coq est présent au Louvre et à Versailles.
C'est la période révolutionnaire qui va consacrer le coq comme représentation de l'identité nationale. On le voit figurer sur un écu, orné du bonnet phrygien, sur le sceau du Premier consul et l'allégorie de la fraternité porte souvent un bâton surmonté d'un coq. Napoléon substitue l'Empire à la République et dès lors l'aigle remplace le coq car pour l'Empereur : "Le coq n'a point de force, il ne peut être l'image d'un empire tel que la France". Après une période d'éclipse, les "Trois Glorieuses" de 1830 réhabilitent l'image du coq français et le Duc d'Orléans, lieutenant-général, signe une ordonnance indiquant que le coq devrait figurer sur les drapeaux et les boutons d'uniformes de la garde nationale.
Le sceau de la II ème République représente la figure de la Liberté tenant un gouvernail marqué du coq, mais ce dernier continue d'être utilisé parallèlement au symbole de l'aigle, comme signe de la permanence de l'Empire. La IIIème République voit la grille du Palais de l'Elysée s'orner d'un coq, "la grille du coq" que l'on peut voir encore actuellement. La pièce d'or de 20 francs, frappée en 1899, est elle-même ornée d'un coq, comme le seront ensuite certaines pièces des « anciens francs ».
Lors de la Première Guerre mondiale, l'affirmation du sentiment patriotique va faire du coq la figure de la résistance et du courage français face à l'aigle de Prusse. Cette représentation manichéenne sera alors de plus en plus utilisée, notamment par les caricaturistes, le coq devenant le symbole d'une France aux origines paysannes, fière, opiniâtre, courageuse et féconde.
Pour de nombreux étrangers aussi, le coq symbolise la France, même si c'est un animal auquel on ne prête pas que des qualités, et si c’est parfois un objet de dérision. Si le coq n'apparaît pas comme un emblème officiel de la République, il sert encore une certaine idée de la France dans l'imaginaire collectif, et tout particulièrement pour le monde sportif.
C'est progressivement que la figure du coq est devenue la représentation symbolique du peuple français la mieux partagée. Au Moyen Age, le coq gaulois est largement utilisé comme symbole religieux, signe d'espoir et de foi. C'est à la Renaissance que le coq commence à être rattaché à l'idée de Nation française qui émerge peu à peu. Sous le règne des Valois et des Bourbons, l'effigie des Rois est souvent accompagnée de cet animal censé représenter la France dans les gravures, sur les monnaies. Même s'il reste un emblème mineur, le coq est présent au Louvre et à Versailles.
C'est la période révolutionnaire qui va consacrer le coq comme représentation de l'identité nationale. On le voit figurer sur un écu, orné du bonnet phrygien, sur le sceau du Premier consul et l'allégorie de la fraternité porte souvent un bâton surmonté d'un coq. Napoléon substitue l'Empire à la République et dès lors l'aigle remplace le coq car pour l'Empereur : "Le coq n'a point de force, il ne peut être l'image d'un empire tel que la France". Après une période d'éclipse, les "Trois Glorieuses" de 1830 réhabilitent l'image du coq français et le Duc d'Orléans, lieutenant-général, signe une ordonnance indiquant que le coq devrait figurer sur les drapeaux et les boutons d'uniformes de la garde nationale.
Le sceau de la II ème République représente la figure de la Liberté tenant un gouvernail marqué du coq, mais ce dernier continue d'être utilisé parallèlement au symbole de l'aigle, comme signe de la permanence de l'Empire. La IIIème République voit la grille du Palais de l'Elysée s'orner d'un coq, "la grille du coq" que l'on peut voir encore actuellement. La pièce d'or de 20 francs, frappée en 1899, est elle-même ornée d'un coq, comme le seront ensuite certaines pièces des « anciens francs ».
Lors de la Première Guerre mondiale, l'affirmation du sentiment patriotique va faire du coq la figure de la résistance et du courage français face à l'aigle de Prusse. Cette représentation manichéenne sera alors de plus en plus utilisée, notamment par les caricaturistes, le coq devenant le symbole d'une France aux origines paysannes, fière, opiniâtre, courageuse et féconde.
Pour de nombreux étrangers aussi, le coq symbolise la France, même si c'est un animal auquel on ne prête pas que des qualités, et si c’est parfois un objet de dérision. Si le coq n'apparaît pas comme un emblème officiel de la République, il sert encore une certaine idée de la France dans l'imaginaire collectif, et tout particulièrement pour le monde sportif.
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