Suite et fin de la description des emblèmes de la France. Voici un retour sur les origines de la Légion d’Honneur. J’espère que ces récits vous intéresseront autant qu’ils ont suscité mon attention…
Aussi, n'oubliez pas d'aller voir les precedents commentaires... J'ai mis en ligne quelques photos prises le weekend dernier au zoo et des couchers de soleil de ces derniers jours. Pour ce faire, cliquez a droite sur les liens: Sunset + Blue Mountains et Zoo + Ville de Sydney
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« Je défie déclarait le Premier Consul, qu'on me montre une République ancienne ou moderne dans laquelle il n'y a pas eu de distinctions (...). Les Français (...) n'ont qu'un sentiment, l'honneur. Il leur faut donc donner un aliment à ce sentiment-là ; il leur faut des distinctions. »
Le Consulat, par arrêté du 4 nivôse an VIII (25 décembre 1799) complété par l'arrêté du 21 thermidor an IX (9 août 1801) institua les armes d'honneur afin de distinguer les soldats ayant accompli une action d'éclat.
Ces armes, garnies en argent, portaient une inscription nominative et leur attribution donnait droit à une haute paie. Leur nature dépendait du grade du récipiendaire et de l'arme dans laquelle il combattait.
Les services d'une valeur extraordinaire étaient récompensés d'un sabre d'honneur assorti de la double paie. Environ deux mille armes furent ainsi distribuées, fournies en exclusivité par la manufacture de Versailles à l'exception des trompettes, grenades et haches.
Les armes d'honneur étaient accompagnées d'un brevet et tous leurs bénéficiaires furent membres de droit de la Légion d'Honneur dont ils formèrent la première promotion le 1er vendémiaire an XII (24 septembre 1803).
Les effectifs de la Légion d'Honneur ont suivi une progression régulière jusqu'au début du XXème siècle, mais ils ont augmenté brusquement après chacune des deux guerres mondiales pour récompenser les actes de courage ou de dévouement en temps de guerre.
En 1962, la Légion d'Honneur comptait plus de 300 000 membres. Alors que la France retrouvait le temps de paix, le Général de Gaulle estima qu'il convenait d'arrêter cette progression qu'il jugeait dangereuse pour le prestige de l'institution. Il fixa dans le code de la Légion d'honneur un objectif à atteindre pour la fin du XXème siècle : 125 000 membres.
La politique constante, depuis lors, de réduction des attributions de Croix de la Légion d'Honneur a permis d'atteindre cet objectif, puisque le nombre de ses membres fluctue actuellement autour de 113 000.
Les légionnairs sont distingués par trois grades : Chevalier, Officier et Commandeur et trois dignités, Grand Officier, Grand' Croix, Grand Maître. Le président de la République est grand maître de l'ordre national de la Légion d'Honneur. Il en est la plus haute autorité. La dignité de grand' croix lui est conférée de plein droit. Il est reconnu comme grand maître lors de la cérémonie d'investiture.
La croix a été remise également à des villes (Luxembourg, Liège, Belgrade, Stalingrad, Verdun, Rouen et dernièrement, Alger en 2004), des régiments, des établissements d’enseignement supèrieur ou secondaire, des communautés, des entreprises (dont la SNCF) et une association (la Croix-Rouge française).
La Légion d’Honneur n’est pas réservée aux Français : elle est aussi attribuée à titre protocolaire aux chefs d’État, Premiers ministres, membres de gouvernement et ambassadeurs étrangers lors de leur venue en séjour en France, et à quiconque a servi avec éclat les intérêts de la France. Par exemple, le 19 février 1999, le président de la République Jacques Chirac a remis l’insigne à des anciens combattants américains de la Première Guerre mondiale.
L’attribution est presque automatique pour les anciens ministres, les préfets honoraires, les anciens députés ou sénateurs (les ministres et parlementaires en activité sont exclus du champ sauf pour faits de guerre), les officiers supèrieurs et les hauts magistrats. L’obtention d’une médaille d’or aux jeux Olympiques est une promotion spéciale. L’armée obtient cinquante pour cent des contingents et les autres professions bien représentées sont les policiers, les pompiers, les élus, les hauts fonctionnaires et les représentants des cultes.
La proposition pour la Légion d'Honneur doit être faite par un ministre. Le ministre ne peut proposer que des personnes dont l'activité présente un lien de rattachement avec son ministère. Son pouvoir de proposition est limité en nombre.
Chaque année, il se voit affecter un contingent de croix de Légion d'Honneur, contingent limitatif qu'il ne pourra donc dépasser. Après examen et sélection de l'ensemble des dossiers qui sont transmis jusqu'à son ministère et qui proviennent de ses services administratifs, des Préfectures, des associations, du monde des entreprises ou des particuliers. Le ministre transmet ses propositions au conseil de l'ordre de la Légion d'Honneur.
Pour chaque personne proposée est établi un mémoire comportant l'état-civil et l'exposé détaillé des services rendus et mérites exceptionnels. Le conseil de l'ordre, présidé par le grand chancelier, s'assure que la proposition est conforme au Code de la Légion d'Honneur. Il contrôle la qualification, le caractère et la durée des services, s'assure que les enquêtes de moralité et d'honorabilité ont été faites.
Le Grand Chancelier transmet au Président de la République les dossiers acceptés par le Conseil de l'Ordre. Le président de la République, autorité supérieure donne, s'il le souhaite, son accord définitif et signe le décret portant nomination ou promotion.
La décoration de la Légion d'Honneur est une étoile à cinq rayons doubles, surmontée d'une couronne de chêne et de laurier. Le centre de l'étoile, émaillé de blanc, est entouré de branches de chêne et de laurier et présente à l'avers l'effigie de la République avec cet exergue : "République Française" et au revers, deux drapeaux tricolores avec cet exergue : "Honneur et Patrie" et la date : "29 floréal an X".
En tenue civile, les chevaliers portent à la boutonnière un ruban rouge, les officiers une rosette rouge, les commandeurs une rosette rouge sur demi-nœud en argent, les grands officiers une rosette rouge demi-nœud moitié argent moitié or, et les grand’croix une rosette rouge sur demi-nœud en or.
Le décret de création des maisons d'éducation de la Légion d'Honneur est signé par Napoléon Ier à Schönbrunn le 15 décembre 1805. Ce décret prévoit la création de trois maisons. Le château d'Écouen est choisi comme première école et l'empereur donne lui-même les grandes lignes de l'éducation qu'il veut procurer aux jeunes filles: « Élevez nous des croyantes et non des raisonneuses ».
Le 25 mars 1809, Napoléon Ier signe le décret de création d'une deuxième maison dans le cloître de l'ancienne abbaye royale de Saint-Denis. Saint-Denis est inauguré le 1er juillet 1811 et peu de temps après s'ouvre la troisième maison dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye.
À cette époque, il existait de nombreux lycées militaires pour éduquer les garçons et en faire de futurs soldats, mais les filles étaient délaissées. Napoléon Ier a créé ces maisons d'éducation pour subvenir à l'éducation et aux besoins des filles (très souvent orphelines) de ses soldats les plus méritants.


1 comment:
Salut Kris,
Merci de contribuer à ma culture générale
++++
Neguim
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