Pour continuer sur la thematique Histoire de ce blog, je continue a partager avec vous les explications transmises par le Consulat General de France en Australie. Plus tard, je passerai a l'Histoire de l'Australie qui reste beaucoup plus recente...Voici quelques mots sur un symbole Français : Marianne.
Les premières représentations d’une femme à bonnet phrygien, allégorie de la Liberté et de la République, apparaissent à la Révolution.
En 1792, c’est une chanson occitane qui désigne ainsi la République pour la première fois. Marianne provient sans doute du prénom Marie-Anne, très répandu dans les campagnes au 18e siècle et dédaigné par l’aristocratie. Les révolutionnaires l'adoptent afin d’incarner le changement de régime, et mettent en avant la symbolique de la « Mère Patrie » protégeant les enfants de la République.
Symbole de liberté, ce bonnet phrygien était porté par les esclaves affranchis en Grèce antique, puis sous l’Empire romain. Un bonnet similaire coiffait aussi marins et galériens de la Méditerranée. Les révolutionnaires venus du Midi l’auraient introduit à Paris.
« La » Marianne devint le sceau de la République par un décret de 1792. Dès 1799 et la chute de la République, les représentations de la Marianne se font cependant moins nombreuses, même si plusieurs artistes continuent de peindre sur ce thème, comme Eugène Delacroix en 1830, avec sa célèbre « Liberté Guidant le Peuple aux Barricades ».
Le nom de Marianne réapparaît brièvement sous la Seconde République, mais souvent de façon péjorative. En proclamant l’Empire en 1852, Napoléon III fait remplacer par sa propre effigie la figure de Marianne sur les pièces de monnaie et sur les timbres-poste. La Commune de 1870 développe le culte de la combattante révolutionnaire au buste dénudé qui porte le bonnet phrygien rouge des Sans-Culotte, mais sans toutefois la dénommer Marianne.
A partir de 1877, les statues se multiplient dans les mairies, où la Marianne devient d’ailleurs obligatoire en 1884. Le bonnet phrygien, qui met en valeur le caractère révolutionnaire de la République, est parfois remplacé par une couronne d’épis, ou bien de feuilles de chêne et d’olivier, ce qui rattache plus notre héroïne à la Cérès antique, déesse des moissons et de là, peut-être, à l’effigie de la « Semeuse » sur nos Francs.
L'assimilation de la République française à la Marianne est désormais acquise. De nombreuses personnalités féminines ont prêté leurs traits à la Marianne : Mme Duhamel, épouse de l’ancien ministre de la Culture, en 1968, Brigitte Bardot en 1970, Mireille Mathieu en 1974, Catherine Deneuve en 1985, Georgina Dufoix, ancien ministre, en 1988, Laetitia Casta en 1999, et dernière en date à prêter son visage, Evelyne Thomas en 2003. Enfin, un grand concours national lancé par l’Assemblée Nationale en 2005 a consacré le graphisme de la Marianne qui orne aujourd’hui le timbre-poste générique français.
La Marianne reste bien une spécificité française, puisque aucun autre pays n’a, avec la même force, réaffirmé sans cesse le besoin d’une représentation symbolique, et unanimement partagée de la République qui se doit, bien sûr, en France, d’être une femme…
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