Tuesday, 3 June 2008

Debut Juin


Le mauvais temps est bien la et pour toute la semaine, malheureusement. Par contre, nous avons ici un weekend de 3j puisque lundi nous fêtons l’anniversaire de la reine…alors que les Anglais ne le fêtent pas. C’est bizarre mais je ne vais pas me plaindre, ca me fait toujours un jour de plus pour faire autre chose que travailler.

Il faut savoir qu’ici en Australie, quand il y a un weekend de 3jours, et pour limiter les accidents de la route, il y a ce qu’ils appellent les « double demerits ». Ca consiste tout simplement a retirer deux fois plus de points sur le permis de conduire en cas d’excès de vitesse ou de non port de la ceinture. Ainsi, si 2 personnes dans la voiture n'ont par leur ceinture, tous les points sur le permis sautent... J’ose à peine imaginer la réaction des Français si une mesure pareille était appliquée.

A part ca, samedi dernier j’ai fête les 30ans d’une de mes coloc. On était tous habille chic et j’avais mis du noir pour le costard et la cravate et du blanc pour la chemise. J’y ai rencontre un bon nombre de personnes, quelques unes parlant français et dont une avait même sa mère qui était ambassadrice d’Australie a Paris jusqu’au début de l’année, rien que ca ! J’ai aussi fait la connaissance d’un Jeremy qui m’a dit qu’il recherchait une chambre. Comme une de mes coloc s’en va fin Juin, nous cherchons a la remplacer, sauf qu’il fait partie d’un show tv sur les jeunes qui approchent la trentaine et vivent toujours chez leur parent. Les premiers épisodes seront diffuses dans 3 semaines et il m’a demande si j’étais ok pour que les cameras débarquent le lendemain (dimanche) a 11h du matin. J’ai cru d’abord a une plaisanterie (les cocktails et champagnes remplissaient allègrement nos verres durant la soirée) mais le lendemain, les cameras se sont bien présentées chez moi. Pas facile de rester naturel, je me sentais un peu coince. Le cameraman et le preneur de son n’étaient pas du meme avis alors on verra bien ce que ca donne a l’écran. Je vais donc passer à la tv, sur la chaine SBS fin juillet - début aout. Je ne pourrai malheureusement pas regarder l’émission car je serai en Europe mais je demanderai à une amie de l’enregistrer.

Le plus marrant c’est que nous sommes allés ensuite dans le quartier chinois, a proximité de la ou j’habite, pour se faire un Yumsha. A notre arrivée, on nous a dit qu’il y avait près de 3h d’attente. Le cameraman est allé demander s’il pouvait filmer et 5 minutes plus tard nous avions une table d’honneur. Le plus excitant dans cette expérience c’est de voir tous les gens ébahis par l’arrivée des cameras, se demandant si on avait quelque chose d’exceptionnel.

Voila pour le peu de nouvelles, l’hiver approche et beaucoup de mes amis vont bientôt partir skier en Nouvelle Zélande, ce qui contraste avec mon départ pour l’Europe dans 5semaines ou je vais y passer 1mois, partagé entre Paris, la Grèce, le sud-est de la France, le sud-ouest, Paris à nouveau puis Dubaï. Je n’ai jamais autant voyagé que ces dernières années. D’ailleurs, samedi ma carte American Express a été bloquée car leurs ordinateurs n’étaient pas surs que j’étais réellement porteur de la carte. J’avais en effet effectué ces 3 dernières semaines des paiements a Sydney, Los Angeles, New York et Philadelphie. Ils ont donc procédé à des vérifications de sécurité.

Oui, c’est bien moi qui traverse la planete, et ca me plait, tout simplement.

Sunday, 25 May 2008

Mai 2008 - USA & Melbourne

LA - Hermosa beach



Philadelphia

NYC

Me revoilà a Sydney après 3 semaines passées à voyager. J’ai été envoyé en formation par ma boite à Philadelphie et j’avais pris un vol pour New York. Au passage, je me suis arrêté 24h a Los Angeles pour voir un ami habitant a Hermosa Beach. Dans le salon, les planches de surf posées contre le mur présentaient la situation : la plage n’est qu’a 100m ! Par contre, l’océan pacifique est glacial et à moins d’avoir une combinaison d’une bonne épaisseur, on ne se risque pas dans l’eau (sans compter la présence de mazout sur la plage).

Le plus bizarre dans ce voyage est que je suis parti un vendredi a 14h30 pour atterrir le même jour a 10h du matin, après environ 14h de vol. Je suis donc arrive a LA avant d’être parti (et c’est reparti pour une journée complète). Normal vu qu’il y a 17h de décalage horaire. Le lendemain, direction NY ou j’y suis reste du samedi au dimanche pour ensuite monter dans un bus qui 2h plus tard me déposait a Philadelphie. La formation s’est bien déroulée, avec des activités de groupe toutes les heures. Passe les 2 premiers jours d’acclimatation, je n’ai pas arrêté ensuite de prendre le micro pour participer. Nous étions environ 25 participants, la plupart Américains, j’étais avec un autre Australien et il y avait 2 personnes du bureau d’Osaka.
Concernant la ville de Philadelphie, mis a part le bâtiment de la mairie qui est très beau, le reste fait penser a une ville russe, avec des bâtiments immenses et désespérément froids. C’est aussi une ville de blacks (j’ai du apercevoir quelques blancs) et ils avaient tous deux de tension. Bref, ce n’est pas la bas que je vivrais.

Le vendredi après midi, j’ai repris un bus pour retourner à NY, toujours chez un ami. J’y ai passe deux soirées extra et le dimanche matin, nous nous sommes rendus dans le Bronx pour assister a un gospel. C’était hallucinant : le prêtre portait des lunettes de soleil et parfois prenait son portable pour passer un appel. Idem pour les chanteurs. Ca faisait un peu folklo. La soirée de samedi, je suis allé dans un appartement ou il y avait 90% de Français, c’était vraiment très très sympa (mis a part une nana a qui j’ai dit bonjour et qui s’est présentée en me disant qu’elle était d’HEC, autant dire que j’en avais rien a f*** et que j’ai tout de suite parle a quelqu’un d’autre de moins prétentieux).

Retour ensuite a Sydney : après un décollage le dimanche a 17h30, 20h de vol et +14h de décalage horaire (entre NY et Sydney), je suis arrive le mardi a 6h du matin. Puis après une douche « rapide », je suis allé bosser la journée. Le vendredi, départ à 6h30 du matin pour une journée à Melbourne avec des collègues : les 4 bureaux d’Australie s’y étaient donne rendez-vous pour passer une journée ensemble. J’y suis ensuite reste le weekend chez un ami vivant dans une maison hyper calme…tellement même que je me suis endormi le samedi après midi, bercé uniquement par les chants des oiseaux.

Je m’étais déjà rendu a Melbourne une fois mais ce weekend, c’était différent puisqu’avec un ami, nous avons fait le tour de la ville mais surtout des restos : brunch le matin puis restaurant de chocolat ensuite ou ils servaient entre autre des tapas, fin d’après midi ensuite chez des amies a lui qui avaient préparé de bons plats, et ensuite pendaison de crémaillère avec encore de quoi manger...

Bref, les dernières semaines ont été bien chargées. Le temps passe vite et je rentre en Europe pour 1 mois dans 6 semaines maintenant… Bonne journée a tous.

Wednesday, 30 April 2008

Avril 2008


6h du mat', pret pour le triathlon


Ca commence à faire un certain temps que je n’ai pas mis a jour mon blog alors voici un récapitulatif de ces dernières semaines:

Triathlon

Tout commence par un lever a 5h30 du matin pour rejoindre la zone de départ….Dans un décor splendide, et par vague de 200 personnes environ (j’étais dans la 22eme vague sur 28), il nous fallait nager 400m dans la baie, pas loin de l’opéra house puis courir sur 500m pour aller récupérer le vélo, rouler 8km puis finir par une course de 4km. J’ai fais pas mal de brasse, ma nage de prédilection et étonné les collègues car j’allais aussi vite voir plus que ceux qui faisaient du crawl (surement du aux compétitions que je faisais il y a plus de 14ans…déjà !!).

N’ayant pas de vélo à disposition et ne parvenant a en louer un, j’ai acheté un vtt a 50dollars (30Euros environ) sur ebay la veille. J’étais donc en désavantage par rapport a ceux ayant un vélo de route. Impossible d’ailleurs de prendre l’aspiration derrière eux, je pédalais a fond alors qu’ils m’avaient distance par quelques coups de pédale.
Pour la course, c’était facile car j’étais bien entraine. Le commentateur a l’arrivée a tente d’annoncer mon nom puisque j’ai fini les 300 derniers mètres en sprint. Seul hic, il faudrait leur apprendre que Mondot ne se prononce pas Mondotte…

En tout cas c’était bien amusant et je ne me suis pas trop mal classe en finissant le parcours en 43 minutes, décomposé comme ceci : nage (5 :59), Vélo – incluant la course de 500m après la nage et les 5min ou je me suis arrêté pour récupérer (23 :36), course (13 :42).

Le premier a fini en 26min et les derniers en plus d’1h30, donc ca va. L’année prochaine, je pense faire 10min de moins si tout va bien.



Photo de groupe avant le depart

Ma team

Fin de la nage

Je sors de l'eau alors je fais une tete de poisson! On n'arrete jamais la blague :)

Sous le regard de la foule et du photographe



Fin du sprint...arrivee: "Well done Crouistof Mondotte!!"



Tu prends l'apero?

Avec des collègues, nous sommes allés passer la soirée chez un autre collègue qui habite à Kirribilli, sur la rive en face de l’Opera House. La soirée était très sympa et la vue exceptionnelle comme vous pouvez le voir sur les photos.



Circular quay au fond, Harbour Bridge a droite

Opera House de nuit

Jeux de groupe




Jervis Bay

Avec 4 amis, nous avons loue une voiture vendredi dernier, jour férié en Australie. Nous sommes allés à Jervis Bay qui est a 2h de voiture de Sydney. Au passage, nous nous sommes rendus dans plusieurs parcs nationaux. A notre arrivée, nous avons fait 5km de marche pour nous rendre sur une des plages paradisiaques de la cote. Le temps était passable, il faisait entre 15 et 20 degrés, plutôt agréable pour s’échapper de la ville l’espace d’une journée…

Impression de vitesse mais c'est plus un effet visuel qu'autre chose




Les joyeux loufoques!



Vendredi...ou la vie sauvage (si c'etait un samedi j'aurais pas pu faire la blague :P )



Mer dechainee






Plage paradisiaque, apres 5km de marche...





Temps mitige





Fin de la journee par une ptite coupe de champagne (ou 2)



Formation aux USA

Le vendredi 9 Mai, je décolle pour Los Angeles ou j’y resterai 24h le temps de découvrir la ville. Le lendemain, direction New York City pour y passer le samedi soir et le dimanche puis bus jusqu'à Philadelphie pour une formation de 5jours.

Le vendredi 16, retour sur NYC jusqu'à dimanche. Je compte retrouver des amis vivant la bas et faire la fête a la mode New Yorkaise. Puis décollage le dimanche a 17h, pour atterrir a Sydney le mardi matin a 6h….tout ca a cause du temps de vol et du décalage horaire (Sydney a +12h par rapport a NY).

Tuesday, 18 March 2008

Blue Mountains et Plages Paradisiaques


Avant de commencer a lire ce post, merci de voter a droite pour indiquer la frequence de visite de ce blog et ainsi me donner une idee de la frequence requise de mises a jour.

Le Weekend dernier, j’ai passé 2 jours exceptionnels: découverte des Blue Mountains le samedi avec baignade sous les chutes d’eau, promenades dans des décors majestueux et parfois vertigineux. Par exemple, a un moment, nous avons emprunté un chemin taillé dans la roche et la barrière nous séparait de près de 200m de vide.

J’y suis allé avec un très bon ami qui malheureusement rentre à Marseille dimanche et une collègue super sympa qui elle repart vivre jeudi à Melbourne. Ainsi, on ne change pas les habitudes puisque les amis que je me fais ici restent pour une durée déterminée.




Dimanche, reveil a 6h du matin et avec les memes personnes, nous sommes partis a 250km plus au sud pour decouvrir cette region que nous ne connaissions pas. Nous nous sommes rendus dans un parc national comportant 8 plages paradisiaques, certaines donnant sur une baie, d’autres sur le large.

Habituellement, des dauphins viennent parfois dans cette zone mais cette fois ci nous n’avons vu qu’une raie. L’eau était cristalline et rafraîchissante (dans les 20 degrés).

Apres avoir parcouru quelques plages au sable blanc, nous nous sommes dirigés 50km plus au sud car dans mon guide était écrit que les kangourous viennent sur une plage pour s’y baigner et se laisser porter par les vagues.

Encore a 6km de la plage alors que la nuit approchait, nous avons pris la décision de nous arrêter sur une autre plage ou les kangourous sauvages étaient par dizaines. Même les canards s’approchaient a 50cm et nous réclamaient a manger.







Pour les photos (d’autres sont a venir d’ici demain), ça se passe par ici pour samedi :
http://www.facebook.com/album.php?aid=43759&l=0fb74&id=512066000

Et par la pour dimanche.
http://www.facebook.com/album.php?aid=43761&l=a3275&id=512066000

Tuesday, 11 March 2008

Ete Indien

Quand je vois le journal et regarde le compte rendu de la météo en Angleterre et en France, je me dis que je suis bien ici ;)

Cet après midi, on va encore avoir du 27 degrés et le reste de la semaine semble être similaire. J’ai envie de dire….tant mieux !!

Monday, 10 March 2008

Fin des recits des emblemes de la France - La Legion d'Honneur

Vue de face
Vue de dos

Suite et fin de la description des emblèmes de la France. Voici un retour sur les origines de la Légion d’Honneur. J’espère que ces récits vous intéresseront autant qu’ils ont suscité mon attention…

Aussi, n'oubliez pas d'aller voir les precedents commentaires... J'ai mis en ligne quelques photos prises le weekend dernier au zoo et des couchers de soleil de ces derniers jours. Pour ce faire, cliquez a droite sur les liens: Sunset + Blue Mountains et Zoo + Ville de Sydney

« Je défie déclarait le Premier Consul, qu'on me montre une République ancienne ou moderne dans laquelle il n'y a pas eu de distinctions (...). Les Français (...) n'ont qu'un sentiment, l'honneur. Il leur faut donc donner un aliment à ce sentiment-là ; il leur faut des distinctions. »

Le Consulat, par arrêté du 4 nivôse an VIII (25 décembre 1799) complété par l'arrêté du 21 thermidor an IX (9 août 1801) institua les armes d'honneur afin de distinguer les soldats ayant accompli une action d'éclat.

Ces armes, garnies en argent, portaient une inscription nominative et leur attribution donnait droit à une haute paie. Leur nature dépendait du grade du récipiendaire et de l'arme dans laquelle il combattait.

Les services d'une valeur extraordinaire étaient récompensés d'un sabre d'honneur assorti de la double paie. Environ deux mille armes furent ainsi distribuées, fournies en exclusivité par la manufacture de Versailles à l'exception des trompettes, grenades et haches.

Les armes d'honneur étaient accompagnées d'un brevet et tous leurs bénéficiaires furent membres de droit de la Légion d'Honneur dont ils formèrent la première promotion le 1er vendémiaire an XII (24 septembre 1803).

Les effectifs de la Légion d'Honneur ont suivi une progression régulière jusqu'au début du XXème siècle, mais ils ont augmenté brusquement après chacune des deux guerres mondiales pour récompenser les actes de courage ou de dévouement en temps de guerre.

En 1962, la Légion d'Honneur comptait plus de 300 000 membres. Alors que la France retrouvait le temps de paix, le Général de Gaulle estima qu'il convenait d'arrêter cette progression qu'il jugeait dangereuse pour le prestige de l'institution. Il fixa dans le code de la Légion d'honneur un objectif à atteindre pour la fin du XXème siècle : 125 000 membres.

La politique constante, depuis lors, de réduction des attributions de Croix de la Légion d'Honneur a permis d'atteindre cet objectif, puisque le nombre de ses membres fluctue actuellement autour de 113 000.

Les légionnairs sont distingués par trois grades : Chevalier, Officier et Commandeur et trois dignités, Grand Officier, Grand' Croix, Grand Maître. Le président de la République est grand maître de l'ordre national de la Légion d'Honneur. Il en est la plus haute autorité. La dignité de grand' croix lui est conférée de plein droit. Il est reconnu comme grand maître lors de la cérémonie d'investiture.

La croix a été remise également à des villes (Luxembourg, Liège, Belgrade, Stalingrad, Verdun, Rouen et dernièrement, Alger en 2004), des régiments, des établissements d’enseignement supèrieur ou secondaire, des communautés, des entreprises (dont la SNCF) et une association (la Croix-Rouge française).

La Légion d’Honneur n’est pas réservée aux Français : elle est aussi attribuée à titre protocolaire aux chefs d’État, Premiers ministres, membres de gouvernement et ambassadeurs étrangers lors de leur venue en séjour en France, et à quiconque a servi avec éclat les intérêts de la France. Par exemple, le 19 février 1999, le président de la République Jacques Chirac a remis l’insigne à des anciens combattants américains de la Première Guerre mondiale.

L’attribution est presque automatique pour les anciens ministres, les préfets honoraires, les anciens députés ou sénateurs (les ministres et parlementaires en activité sont exclus du champ sauf pour faits de guerre), les officiers supèrieurs et les hauts magistrats. L’obtention d’une médaille d’or aux jeux Olympiques est une promotion spéciale. L’armée obtient cinquante pour cent des contingents et les autres professions bien représentées sont les policiers, les pompiers, les élus, les hauts fonctionnaires et les représentants des cultes.

La proposition pour la Légion d'Honneur doit être faite par un ministre. Le ministre ne peut proposer que des personnes dont l'activité présente un lien de rattachement avec son ministère. Son pouvoir de proposition est limité en nombre.
Chaque année, il se voit affecter un contingent de croix de Légion d'Honneur, contingent limitatif qu'il ne pourra donc dépasser. Après examen et sélection de l'ensemble des dossiers qui sont transmis jusqu'à son ministère et qui proviennent de ses services administratifs, des Préfectures, des associations, du monde des entreprises ou des particuliers. Le ministre transmet ses propositions au conseil de l'ordre de la Légion d'Honneur.

Pour chaque personne proposée est établi un mémoire comportant l'état-civil et l'exposé détaillé des services rendus et mérites exceptionnels. Le conseil de l'ordre, présidé par le grand chancelier, s'assure que la proposition est conforme au Code de la Légion d'Honneur. Il contrôle la qualification, le caractère et la durée des services, s'assure que les enquêtes de moralité et d'honorabilité ont été faites.

Le Grand Chancelier transmet au Président de la République les dossiers acceptés par le Conseil de l'Ordre. Le président de la République, autorité supérieure donne, s'il le souhaite, son accord définitif et signe le décret portant nomination ou promotion.

La décoration de la Légion d'Honneur est une étoile à cinq rayons doubles, surmontée d'une couronne de chêne et de laurier. Le centre de l'étoile, émaillé de blanc, est entouré de branches de chêne et de laurier et présente à l'avers l'effigie de la République avec cet exergue : "République Française" et au revers, deux drapeaux tricolores avec cet exergue : "Honneur et Patrie" et la date : "29 floréal an X".

En tenue civile, les chevaliers portent à la boutonnière un ruban rouge, les officiers une rosette rouge, les commandeurs une rosette rouge sur demi-nœud en argent, les grands officiers une rosette rouge demi-nœud moitié argent moitié or, et les grand’croix une rosette rouge sur demi-nœud en or.

Le décret de création des maisons d'éducation de la Légion d'Honneur est signé par Napoléon Ier à Schönbrunn le 15 décembre 1805. Ce décret prévoit la création de trois maisons. Le château d'Écouen est choisi comme première école et l'empereur donne lui-même les grandes lignes de l'éducation qu'il veut procurer aux jeunes filles: « Élevez nous des croyantes et non des raisonneuses ».

Le 25 mars 1809, Napoléon Ier signe le décret de création d'une deuxième maison dans le cloître de l'ancienne abbaye royale de Saint-Denis. Saint-Denis est inauguré le 1er juillet 1811 et peu de temps après s'ouvre la troisième maison dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye.

À cette époque, il existait de nombreux lycées militaires pour éduquer les garçons et en faire de futurs soldats, mais les filles étaient délaissées. Napoléon Ier a créé ces maisons d'éducation pour subvenir à l'éducation et aux besoins des filles (très souvent orphelines) de ses soldats les plus méritants.

Après le Drapeau, la Marseillaise et la Marianne, le Coq, symbole de la France !


Utilisé dès l'Antiquité, on ne peut assurer que le coq servit d'enseigne aux Gaulois, encore qu'il apparaisse sur certaines monnaies. Il deviendra cependant symbole de la Gaule et des Gaulois à la suite d'un jeu de mots facile; le terme latin gallus signifiant à la fois coq et Gaulois.

C'est que notre oiseau est l'exemple paradoxal d'un emblème qui n'a pas été vraiment choisi, mais imposé quelque peu par les ennemis du royaume, et qu'il a fallu ensuite « intégrer » à grand peine, en lui attribuant des atours plus flatteurs.
Il le fut à la suite de deux mouvements convergents : l'histoire nationale redécouvrait au Moyen-âge timidement les Gaulois tandis que les humanistes de la Renaissance ressuscitaient les philosophes de l'Antiquité.
En Italie comme en France la célébration du coq blanc, oiseau de Jupiter et de Mercure, refleurit. Trois rois de France successifs purent donc choisir cet emblème. L'Opus Davidicam, dédié vers 1495 à Charles VIII par le moine mendiant italien Jean de Legonissa, s'ouvre sur une page de garde où deux coqs blancs soutiennent l'écu de France et foulent aux pieds un serpent et un renard.

C'est progressivement que la figure du coq est devenue la représentation symbolique du peuple français la mieux partagée. Au Moyen Age, le coq gaulois est largement utilisé comme symbole religieux, signe d'espoir et de foi. C'est à la Renaissance que le coq commence à être rattaché à l'idée de Nation française qui émerge peu à peu. Sous le règne des Valois et des Bourbons, l'effigie des Rois est souvent accompagnée de cet animal censé représenter la France dans les gravures, sur les monnaies. Même s'il reste un emblème mineur, le coq est présent au Louvre et à Versailles.

C'est la période révolutionnaire qui va consacrer le coq comme représentation de l'identité nationale. On le voit figurer sur un écu, orné du bonnet phrygien, sur le sceau du Premier consul et l'allégorie de la fraternité porte souvent un bâton surmonté d'un coq. Napoléon substitue l'Empire à la République et dès lors l'aigle remplace le coq car pour l'Empereur : "Le coq n'a point de force, il ne peut être l'image d'un empire tel que la France". Après une période d'éclipse, les "Trois Glorieuses" de 1830 réhabilitent l'image du coq français et le Duc d'Orléans, lieutenant-général, signe une ordonnance indiquant que le coq devrait figurer sur les drapeaux et les boutons d'uniformes de la garde nationale.

Le sceau de la II ème République représente la figure de la Liberté tenant un gouvernail marqué du coq, mais ce dernier continue d'être utilisé parallèlement au symbole de l'aigle, comme signe de la permanence de l'Empire. La IIIème République voit la grille du Palais de l'Elysée s'orner d'un coq, "la grille du coq" que l'on peut voir encore actuellement. La pièce d'or de 20 francs, frappée en 1899, est elle-même ornée d'un coq, comme le seront ensuite certaines pièces des « anciens francs ».

Lors de la Première Guerre mondiale, l'affirmation du sentiment patriotique va faire du coq la figure de la résistance et du courage français face à l'aigle de Prusse. Cette représentation manichéenne sera alors de plus en plus utilisée, notamment par les caricaturistes, le coq devenant le symbole d'une France aux origines paysannes, fière, opiniâtre, courageuse et féconde.

Pour de nombreux étrangers aussi, le coq symbolise la France, même si c'est un animal auquel on ne prête pas que des qualités, et si c’est parfois un objet de dérision. Si le coq n'apparaît pas comme un emblème officiel de la République, il sert encore une certaine idée de la France dans l'imaginaire collectif, et tout particulièrement pour le monde sportif.

France - Petit Rappel Historique - Marianne

Pour continuer sur la thematique Histoire de ce blog, je continue a partager avec vous les explications transmises par le Consulat General de France en Australie. Plus tard, je passerai a l'Histoire de l'Australie qui reste beaucoup plus recente...

Voici quelques mots sur un symbole Français : Marianne.

Les premières représentations d’une femme à bonnet phrygien, allégorie de la Liberté et de la République, apparaissent à la Révolution.

En 1792, c’est une chanson occitane qui désigne ainsi la République pour la première fois. Marianne provient sans doute du prénom Marie-Anne, très répandu dans les campagnes au 18e siècle et dédaigné par l’aristocratie. Les révolutionnaires l'adoptent afin d’incarner le changement de régime, et mettent en avant la symbolique de la « Mère Patrie » protégeant les enfants de la République.

Symbole de liberté, ce bonnet phrygien était porté par les esclaves affranchis en Grèce antique, puis sous l’Empire romain. Un bonnet similaire coiffait aussi marins et galériens de la Méditerranée. Les révolutionnaires venus du Midi l’auraient introduit à Paris.

« La » Marianne devint le sceau de la République par un décret de 1792. Dès 1799 et la chute de la République, les représentations de la Marianne se font cependant moins nombreuses, même si plusieurs artistes continuent de peindre sur ce thème, comme Eugène Delacroix en 1830, avec sa célèbre « Liberté Guidant le Peuple aux Barricades ».

Le nom de Marianne réapparaît brièvement sous la Seconde République, mais souvent de façon péjorative. En proclamant l’Empire en 1852, Napoléon III fait remplacer par sa propre effigie la figure de Marianne sur les pièces de monnaie et sur les timbres-poste. La Commune de 1870 développe le culte de la combattante révolutionnaire au buste dénudé qui porte le bonnet phrygien rouge des Sans-Culotte, mais sans toutefois la dénommer Marianne.

A partir de 1877, les statues se multiplient dans les mairies, où la Marianne devient d’ailleurs obligatoire en 1884. Le bonnet phrygien, qui met en valeur le caractère révolutionnaire de la République, est parfois remplacé par une couronne d’épis, ou bien de feuilles de chêne et d’olivier, ce qui rattache plus notre héroïne à la Cérès antique, déesse des moissons et de là, peut-être, à l’effigie de la « Semeuse » sur nos Francs.

L'assimilation de la République française à la Marianne est désormais acquise. De nombreuses personnalités féminines ont prêté leurs traits à la Marianne : Mme Duhamel, épouse de l’ancien ministre de la Culture, en 1968, Brigitte Bardot en 1970, Mireille Mathieu en 1974, Catherine Deneuve en 1985, Georgina Dufoix, ancien ministre, en 1988, Laetitia Casta en 1999, et dernière en date à prêter son visage, Evelyne Thomas en 2003. Enfin, un grand concours national lancé par l’Assemblée Nationale en 2005 a consacré le graphisme de la Marianne qui orne aujourd’hui le timbre-poste générique français.

La Marianne reste bien une spécificité française, puisque aucun autre pays n’a, avec la même force, réaffirmé sans cesse le besoin d’une représentation symbolique, et unanimement partagée de la République qui se doit, bien sûr, en France, d’être une femme…

France - Petit Rappel Historique - Le drapeau tricolore


La partie culture de ce blog s’étoffe avec une explication des origines drapeau Français. Nous l’avons tous appris à l’école mais il y a tellement longtemps, voici donc un petit rafraîchissement.

Emblème national, le drapeau tricolore est né de la réunion, sous la Révolution française, des couleurs du roi (blanc) et de la ville de Paris (bleu et rouge). Aujourd'hui, le drapeau tricolore flotte sur tous les bâtiments publics ; il est déployé dans la plupart des cérémonies officielles, qu'elles soient civiles ou militaires.

Son histoire

Aux premiers jours de la Révolution française, les trois couleurs sont d'abord réunies sous la forme d'une cocarde. En juillet 1789, peu avant la prise de la Bastille, une grande agitation règne à Paris. Une milice se constitue ; elle porte un signe distinctif, une cocarde bicolore composée des antiques couleurs de Paris, le bleu et le rouge.

Le 17 juillet, Louis XVI se rend à Paris pour reconnaître la nouvelle Garde Nationale. Il arbore la cocarde bleue et rouge à laquelle il semble que Lafayette, commandant de la Garde, ait ajouté le blanc royal.

La loi du 27 pluviôse an II (15 février 1794) fait du drapeau tricolore le pavillon national, en précisant, sur les recommandations du peintre David, que le bleu devait être attaché à la hampe. Les cinq années précédentes avaient en effet connu une floraison de variantes : trois couleurs horizontales ; le rouge près de la hampe ; faisceau de licteur sur la bande blanche centrale ; bonnets phrygiens et fleurs de lys en concurrence…

Le XIXème siècle voit s'affronter le blanc des royalistes légitimistes et les trois couleurs héritées de la Révolution. Le drapeau blanc est remis à l'honneur sous la Restauration mais Louis-Philippe reprend le drapeau tricolore et le fait surmonter du coq gaulois.

Sous la IIIème République, un consensus s'établit progressivement autour des trois couleurs. A partir de 1880, la remise des drapeaux aux armées lors de la fête du 14 juillet est un grand moment d'exaltation du sentiment patriotique.

Si le Comte de Chambord, prétendant au trône de France, n'a jamais accepté le drapeau tricolore, les royalistes ont fini par s'y rallier pendant la Première Guerre Mondiale.

Le drapeau français aujourd'hui

Les constitutions de 1946 et de 1958 (article 2) ont fait du drapeau tricolore l'emblème national de la République.

Aujourd'hui, le drapeau français est visible sur tous les bâtiments publics. Il est déployé lors des commémorations nationales et les honneurs lui sont rendus selon un cérémonial très précis.
Lorsque le Président de la République s'exprime publiquement, le drapeau français est souvent placé derrière lui. En fonction des circonstances, on trouve aussi associé le drapeau européen ou le drapeau d'un autre Etat.

France - Petit Rappel Historique - La Marseillaise


Chaque mois, je reçois un email du Consulat General de France en Australie, incluant un rappel sur les faits ayant marque l'Histoire de France. La newsletter du mois de Juillet revenait sur les origines de la Marseillaise. Afin d'apporter un soupçon de culture à ce blog, je souhaite partager avec vous ce retour en arrière:

La "Marseillaise": Sa genèse historique:

En 1792, à la suite de la déclaration de guerre du Roi à l'Autriche, un officier français en poste à Strasbourg, Rouget de Lisle, compose, dans la nuit du 25 au 26 avril, chez Dietrich, le maire de la ville, le "Chant de guerre pour l'armée du Rhin".

Ce chant est repris par les fédérés de Marseille participant à l'insurrection des Tuileries, le 10 août 1792. Son succès est tel qu'il est déclaré chant national le 14 juillet 1795.

Interdite sous l'Empire et la Restauration, la Marseillaise est remise à l'honneur lors de la Révolution de 1830 et Berlioz en élabore une orchestration qu'il dédie à Rouget de Lisle.

La Troisième République, en 1879, en fait un hymne national et, en 1887, une "version officielle" est adoptée par le ministre de la guerre après avis d'une commission.
C'est également sous la IIIème République, le 14 juillet 1915, que les cendres de Rouget de Lisle sont transférées aux Invalides.

En septembre 1944, une circulaire du ministre de l'Education nationale préconise de faire chanter la Marseillaise dans les écoles pour "célébrer notre libération et nos martyrs".

Le caractère d'hymne national est a nouveau affirmé dans les Constitutions de 1946 et de 1958.

Son auteur:

Né en 1760, à Lons-le-Saulnier, Claude-Joseph Rouget de Lisle est capitaine du génie mais a mené une carrière militaire assez brève.

Révolutionnaire modéré, il est sauvé de la Terreur grâce au succès de son chant. Auteur de quelques romances et opéras, il vit dans l'ombre sous l'Empire et la Restauration jusqu'à son décès à Choisy-le-Roi en 1836.

Sa partition:

En quelques semaines, "l'hymne des Marseillais" est diffusé en Alsace, sous une forme manuscrite ou imprimée, puis il est repris par de nombreux éditeurs parisiens.

Le caractère anonyme des premières éditions a pu faire douter que Rouget de Lisle, compositeur par ailleurs plutôt médiocre, en ait été réellement l'auteur.

Il n'existe pas de version unique de la Marseillaise qui, dès le début, a été mise en musique sous diverses formes, avec ou sans chant. Ainsi, en 1879, la Marseillaise est déclarée hymne officiel sans que l'on précise la version et un grand désordre musical pouvait se produire lorsque des formations différentes étaient réunies.

La commission de 1887, composée de musiciens professionnels, a déterminé une version officielle après avoir remanié le texte mélodique et l'harmonie.

C'est aujourd'hui plutôt une adaptation de cette version qui est jouée dans les cérémonies officielles, même si le Président Giscard d'Estaing avait souhaité en ralentir le rythme, en revenant à une exécution plus proche des origines de l'oeuvre.